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Sortir de l'ombre:
Sommet international des
jeunes exploités sexuellement

accueil :: Declaration

Sommet international de la jeunesse
contre l'exploitation sexuelle des enfants

PRÉAMBULE

À Victoria, Canada, le 12 mars 1998, 55 délégués provenant de l’ensemble des Amériques et ayant fait l’expérience de l’exploitation sexuelle comme enfants et comme jeunes, ont présenté une Déclaration et un Programme d’action aux représentants des gouvernements participants, aux organisations non gouvernementales et aux délégués n’ayant pas leur expérience, lors de la conférence Sortir de l’ombre – Premier Sommet international des jeunes exploités sexuellement, rencontre qui a permis à ces jeunes de s’exprimer pendant cinq jours.

En prévision de ce Sommet, une série de consultations avaient réuni, dans seize villes des Amériques, de nombreux jeunes engagés ou non dans le commerce du sexe. Deux jeunes de chaque groupe ont été invités à assister à la conférence et ont reçu le soutien nécessaire pour s’y rendre. Au cours des trois premières journées, les délégués ont eu de multiples occasions de relater leurs expériences et d’élaborer leur désir de changement. Ils ont pu s’exprimer dans un contexte théâtral ou musical, en racontant leur histoire, en créant des oeuvres plastiques et en rédigeant la Déclaration et le Programme d’action.

La mise en forme des deux textes a été amorcée dans un atelier de type classique, selon des modalités prédéterminées. Un avant-projet de déclaration et de programme d’action a servi de point de départ. Les jeunes ont tenté de traduire leurs expériences et leur vécu dans un document final. Les participants n’ayant pas fait l’expérience de l’exploitation ont également fourni un apport. On s’est immédiatement rendu compte que ces jeunes avaient surtout besoin d’un lieu sûr où évoquer leurs expériences. À travers les larmes et la douleur, à travers les histoires vécues et les espoirs, peu à peu se sont dessinés des thèmes, des convictions et des recommandations.

L’une des grandes leçons que l’élaboration de cette Déclaration et de ce Programme d’action nous a enseignées, c’est que le processus est tout aussi important que le produit et qu’il doit orienter tous nos efforts en vue de faire disparaître l’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes à des fins commerciales.

La Déclaration et le Programme d’action doivent être adoptés et mis en oeuvre intégralement, car, si tous les éléments ne sont pas en place, des enfants et des jeunes dans le monde entier continueront de subir l’exploitation sexuelle, avec tous les problèmes et les effets qu’elle entraîne.

« Il arrive si souvent que nos voix ne soient pas entendues. Ici, à ce Sommet, nous sommes unis. Notre voix est forte. Cette Déclaration parle en notre nom à tous, celui des enfants et des jeunes exploités sexuellement. Nous sommes un échantillon représentatif de la société et notre vécu est multiple. Ici, c’est notre voix qui parle. »

DÉCLARATION

Nous, enfants et jeunes exploités sexuellement, réunis à Victoria, Canada, en tant que délégués à la conférence Sortir de l’ombre – Sommet international des jeunes exploités sexuellement déclarons ce qui suit :

Que les expressions « enfant prostitué » et  « jeune prostitué » doivent être bannies. Les enfants et les jeunes ainsi désignés sont exploités sexuellement, et tout document ou toute mention à leur sujet doit en tenir compte.

Que l’exploitation sexuelle à des fins commerciales des enfants et des jeunes est une forme de violence et d’esclavage.

Que tous les enfants et tous les jeunes ont le droit d’être protégés contre la violence et l’exploitation, ainsi que contre les menaces de violence, de sévices ou d’exploitation.

Que l’exploitation des enfants et des jeunes à des fins commerciales ne doit plus être rentable financièrement.

Que tous les enfants et tous les jeunes ont le droit de connaître leurs droits.

Que la question de l’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes doit devenir une priorité mondiale, chaque État devant cesser de tenir ses voisins responsables et considérer qu’il a lui aussi des comptes à rendre.

Que les gouvernements doivent être tenus de créer des lois qui traduisent le principe de la tolérance zéro à l’égard de toutes les formes de violence et d’exploitation des enfants et des jeunes.

PROGRAMME D’ACTION

« Les mesures que notre Programme propose sont fondées sur nos convictions, et celles-ci sont le fruit de ce que nous avons vécu. Pour saisir comment ces mesures peuvent être efficaces, il vous faut comprendre nos convictions, ainsi que les expériences de vie qui nous y ont menés. »


Nous sommes convaincus que l’éducation est un élément essentiel dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes.

Nous sommes convaincus que la voix des enfants et des jeunes exploités sexuellement doit être entendue et que leurs expériences doivent être connues et servir d’assise à la conception et à la mise en oeuvre des mesures. Il faut que l’on nous donne le pouvoir de nous aider nous-mêmes.

Nous sommes convaincus d’avoir droit à ce que l’on nous consacre, à nous enfants et jeunes exploités sexuellement, des ressources destinées à remplir nos besoins très divers.

Nous sommes convaincus que, comme enfants et comme jeunes, nous sommes tous exposés à l’exploitation sexuelle, que nous soyons garçons, filles ou transsexuels.

Nous sommes convaincus que nos lois doivent nous protéger en tant qu’enfants et jeunes exploités sexuellement, et non plus nous punir comme des criminels.

Nous sommes convaincus que nous sommes tous responsables de nos enfants et de nos jeunes, mais nous ne sommes pas les seuls. Les gouvernements, les collectivités et la société dans son ensemble doivent être tenus de rendre des comptes au sujet de l’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes.

L'ÉDUCATION

L’éducation est un élément essentiel dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes.

«Je ne peux ni lire ni écrire parce que vous avez décidé de ne pas me l’apprendre.»

«Je ne savais même pas ce qu’était un utérus.»

«Les gens me regardent et pensent que je ne suis rien d’autre qu’une prostituée. Je suis également une mère, une soeur et une fille.»

Recommandations

Prévention

Il faut mettre en place des programmes visant à apprendre aux enfants et aux jeunes à reconnaître les menaces d’exploitation sexuelle, à se protéger et à prendre leur destin en mains. Il faut enseigner au public qui sont les enfants et les jeunes menacés d’exploitation sexuelle, qui sont les exploiteurs et comment intervenir.

Réduction des méfaits

Les enfants et les jeunes exploités sexuellement doivent être renseignés sur leurs droits et parfaitement informés en matière de santé et de sécurité.

Situations d’urgence

Les divers professionnels qui interviennent dans les situations de crise, qu’il s’agisse de médecins, de conseillers ou de la police, doivent recevoir une formation qui leur apprenne à reconnaître les signes de l’exploitation sexuelle et à agir avec délicatesse.

Guérison et insertion

Les enfants et les jeunes exploités sexuellement doivent recevoir un enseignement scolaire spécialisé et acquérir les connaissances élémentaires de la vie quotidienne.

Attitude du public

Il incombe aux médias de sensibiliser le public et de faire disparaître les stéréotypes entourant les enfants et les jeunes exploités sexuellement.

L'ENVIRONNEMENT EXPÉRIENTIEL

La voix des enfants et des jeunes exploités sexuellement doit être entendue et leurs expériences doivent être connues et servir d’assise à la conception et à la mise en oeuvre des mesures. Il faut que l’on nous donne le pouvoir de nous aider nous-mêmes.

«Nous sommes en sécurité seulement ici pour discuter avec d’autres qui sont dans le même commerce.»

«Tout comme l’alcoolique est en mesure d’aider un autre alcoolique, un jeune peut vraiment aider un autre jeune aux prises avec les mêmes problèmes.»

Recommandations

Prévention

Il faut que les expériences des enfants et des jeunes victimes d’exploitation sexuelle soient utilisées dans la conception des programmes de prévention.

Réduction des méfaits

Les jeunes qui possèdent de l’expérience doivent avoir la possibilité d’élaborer et de mettre en oeuvre des programmes de première ligne à l’intention des enfants et des jeunes qui travaillent dans l’industrie du sexe.

Situations de crise

Les connaissances accumulées par les pairs des enfants et des jeunes exploités sexuellement doivent être reconnues et utilisées dans les situations de crise. Il importe de recourir à ces jeunes et d’utiliser leurs services pour les lignes d’écoute téléphonique, l’action sociale, les consultations en cas de crise, le mentorat entre pairs et l’entraide.

Guérison et insertion

Il faut donner aux enfants et aux jeunes exploités sexuellement des occasions d’établir des liens entre eux et avec eux-mêmes. Les groupes de soutien, animés par des jeunes qui ont fait l’expérience du commerce du sexe, offrent un contexte sûr de guérison et d’intégration.

Défense des droits et attitude du public

Les enfants et les jeunes qui possèdent l’expérience de l’exploitation sexuelle sont en mesure de décrire le problème. Ils possèdent une perspective unique pour prendre la défense des autres jeunes qui sont dans la même situation. Il faut leur donner des lieux de rencontre où ils pourront faire connaître leur vécu, provoquer le changement et modifier l’attitude du public. Les jeunes, les gouvernements, les grandes sociétés et les collectivités doivent s’attacher à organiser et à financer d’autres forums et d’autres sommets internationaux sur cette question.

LES RESSOURCES ET LE SOUTIEN

Nous avons droit à ce que l’on nous consacre, à nous enfants et jeunes exploités sexuellement, des ressources destinées à remplir nos besoins très divers.

«Les intervenants des lignes téléphoniques antisuicide ne savent pas comment aborder les problèmes dont nous parlons. Notre réalité leur échappe.»

«Dans mon pays, les prostituées sont très jeunes et n’ont aucun endroit où dormir. Elles dorment dans la rue et c’est là que les hommes abusent d’elles et les violent.»

Recommandations

Prévention

Il faut créer des programmes de mentorat pour les enfants et les jeunes en situation de vulnérabilité. Il importe de mettre à leur disposition des renseignements sur les endroits où ils peuvent trouver de l’aide et un appui.

Réduction des méfaits

Il faut rendre accessibles aux enfants et aux jeunes exploités sexuellement des logements sûrs et convenables où ils trouveront l’appui dont ils ont besoin sur les plans de la santé et émotive. Il faut aussi leur offrir un appui pratique, c’est-à-dire leur enseigner des connaissances de base, et leur ouvrir l’accès à l’instruction et à la formation professionnelle.

Situation de crise

Tous les gouvernements se doivent d’établir des services de lignes téléphoniques permanentes, associés aux centres d’intervention de crise et aux équipes d’action sociale.

Guérison et insertion

Toute guérison suppose que l’on définisse d’abord la source du mal. Cela demande du temps et un solide appui à long terme, offert par des personnes compréhensives, comme des conseillers et des pairs ayant la même expérience. Il importe de créer des milieux sûrs où ce processus puisse se dérouler.

Défense des droits et attitude du public

Nous voulons avoir le droit et les moyens de dénoncer ceux qui abusent de nous. Les gouvernements et les autorités doivent s’engager à régler le problème des enfants et des jeunes exploités sexuellement et assurer aux travailleurs de première ligne et aux défenseurs de nos droits le financement et l’appui dont ils ont besoin.

LA PROBLÉMATIQUE HOMMES-FEMMES

Comme enfants et comme jeunes, nous sommes tous exposés à l’exploitation sexuelle, que nous soyons garçons, filles ou transsexuels.

«Les agences de prostitués me rejettent, la communauté gay me rejette, ma famille et mes amis me rejettent, non seulement parce que je vends mon corps, mais parce que je suis un garçon et que je vends mon corps à des hommes. C’est injuste.»

«Il est tout aussi alarmant de penser que des jeunes garçons sont tout aussi exposés à l’exploitation sexuelle pour des fins commerciales.»

Recommandations

Prévention

Les enfants et les jeunes exploités sexuellement doivent disposer de recours en matière de sexualité et de violence sexuelle. Il y a lieu d’élaborer des programmes de sensibilisation qui seront mis en oeuvre par les écoles, les églises, les services sociaux et les associations.

Réduction des méfaits

Il importe que les collectivités et les gouvernements prennent des mesures pour sensibiliser les jeunes aux pratiques sexuelles à risques réduits et pour assurer de meilleurs services de police dans les quartiers ou les garçons et les transsexuels sont exploités sexuellement.

Situation de crise

Il importe d’élaborer et de faire suivre aux policiers, aux pourvoyeurs de services, aux intervenants des lignes d’écoute téléphoniques et autres professionnels, des cours de formation sur l’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes, qu’il s’agisse de garçons, de filles ou de transsexuels.

Guérison et insertion

Il faut que les gouvernements et les collectivités favorisent la mise en place de groupes de pairs s’intéressant aux problèmes liés à la sexualité, à l’exploitation et au statut social de jeunes hommes. Il est nécessaire d’aider ceux-ci à trouver des adultes gays et transsexuels qui leur servent de modèles ou de guides, afin qu’ils acquièrent une vision saine de la communauté gay et transsexuelle.

Défense des droits et attitude du public 

Il faut reconnaître que les jeunes hommes et les jeunes garçons exploités ne sont pas tous gays ou bissexuels et il faut veiller donner aux enfants et aux jeunes hétérosexuels exploités sexuellement les moyens de se faire entendre.

LES MESURES LÉGISLATIVES

Nos lois doivent nous protéger en tant qu’enfants et jeunes exploités sexuellement et non plus nous punir comme des criminels.

«On ne devrait pas considérer qu’il est acceptable de nous violenter simplement parce que nous sommes des prostitués.»

«Au nom des enfants, nous devons exiger des punitions plus sévères à l’endroit des proxénètes, des partenaires dangereux et des autres personnes qui nous agressent.»

Recommandations

Prévention

Les enfants ou les jeunes qui courent des risques élevés d’être exploités sexuellement doivent être repérés par ceux qui ont l’autorité et la capacité d’intervenir. Il importe de recourir à des systèmes de réseautage entre les pourvoyeurs de soins et de services afin d’empêcher les enfants de «passer entre les mailles du filet».

Réduction des méfaits

Il faut que l’on adopte des lois permettant de poursuivre tous ceux qui achètent et vendent les services sexuels des enfants et des jeunes, qui servent d’entremetteurs ou qui tirent profit de ce commerce, soit directement soit indirectement.

Situations de crise

La poursuite des exploiteurs ne doit pas dépendre uniquement du témoignage des enfants ou des jeunes dont on a abusé. Il faut que la législation protège l’enfant et le jeune contre la poursuite de l’exploitation et renouvellement du traumatisme.

Guérison et insertion

Il est capital que les enfants et les jeunes qui ont été exploités sexuellement ne soient pas considérés comme des criminels, pour qu’ils puissent à la fois se réhabiliter et pouvoir s’insérer ou se réinsérer dans la société.

Défense des droits et attitude du public

  • Les lois devraient reposer sur le principe que toute exploitation sexuelle des enfants et des jeunes est une violence. Il faut que les gouvernements se chargent de faire en sorte que les enfants et les jeunes exploités sexuellement ne soient pas poursuivis, mais plutôt protégés.
  • Il importe que des sanctions sévères soient imposées à tous ceux qui profitent de l’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes, de manière à ce que cette exploitation cesse d’être rentable. Les sanctions doivent comprendre la saisie des biens et la surveillance des activités financières. Toutes les sommes ainsi récupérées devraient être consacrées aux victimes.

LA RESPONSABILITÉ ET
LA REDDITION DES COMPTES

On remarquera la structure différente du texte qui suit, dont l’auteur est un délégué d’Amérique du Sud.

Nous sommes tous responsables de nos enfants et de nos jeunes, mais nous ne sommes pas les seuls. Les gouvernements, les collectivités et la société dans son ensemble doivent être tenus responsables de l’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes.

Nous avons adopté une présentation différente parce que l’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes est un problème très complexe. Aucune solution unique ne pourra le résoudre, et il faudra que non seulement la communauté mondiale, mais aussi les collectivités nationales et locales, s’y attaquent. Nous avons tous un rôle à jouer dans sa résolution.

C’est pourquoi les recommandations qui suivent sont très différentes dans leur approche, c’est-à-dire plus descriptives, que les autres. Nos voix sont le moyen que nous utilisons pour prévenir, réduire les méfaits, régler les situations de crise, guérir et défendre nos droits.

«La prostitution des enfants et des jeunes est un reflet de la maladie dont souffre l’âme de la société.»

«Beaucoup d’entre nous disparaissent sans laisser de trace. Personne ne sait ce qui nous arrive lorsque nous mourons.»

«Une enfant est assassinée et personne ne s’en préoccupe parce que c’est une prostituée. Les mains de la société sont tachées de sang, autant que celles de l’assassin.»

Recommandations

Les responsabilités de nos gouvernements

«Nos gouvernements doivent trouver les moyens d’empêcher les pays du monde d’interdire l’importation de produits d’artisanat. Cette mesure permettrait de réduire la pauvreté et l’exploitation sexuelle dont sont victimes les enfants et les jeunes. Nos gouvernements doivent exiger des policiers qu’ils soient moins violents à l’égard des travailleurs sexuels et des enfants exploités sexuellement. Ils doivent nous aider et croire en nous.

Il faudrait que des membres de la classe politique comprennent que nous avons autant de valeur que quiconque et plaident notre cause.

Il faudrait assurer un soutien social à nos familles.

Les nantis doivent cesser de nous juger, eux qui possèdent beaucoup. Ils doivent faire en sorte que ce qui nous est arrivé ne se reproduise plus.

J’aimerais que pendant une minute –une seule minute – ils se mettent à notre place. Ils comprendraient alors que nous sommes des êtres humains.

Qu’ils songent à nous aider et non pas à nous juger.

La société est à l’origine du fait que les enfants et les jeunes sont dans la rue. C’est à cause d’elle que nous sommes des travailleurs du sexe ou des enfants des rues. La société exerce une discrimination à notre endroit. Au lieu de nous aider, elle nous pousse à nous faire exploiter sexuellement.»

Recommandations adressées expressément
aux différents niveaux de gouvernement 

• Collectivités locales

Chaque collectivité doit se doter d’un plan d’action complet et multidisciplinaire visant la mise en oeuvre de cette Déclaration et de ce Plan d’action. Il importe de faire participer les enfants et les jeunes exploités sexuellement aussi bien à l’élaboration qu’à la mise en oeuvre des mesures de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes des fins commerciales.

• Gouvernements nationaux 

Il faut que les gouvernements soient tenus de fournir des rapports bisannuels exposant en détail les progrès et les efforts accomplis dans l’élimination de l’exploitation sexuelle des enfants et des jeunes à des fins commerciales.

• Communauté mondiale 

Il importe de créer un comité de surveillance international pluridisciplinaire et à multiples facettes et d’y faire participer ouvertement des enfants et des jeunes exploités sexuellement.